La course aux étoiles
Dire que ce jeu était attendu constitue un véritable euphémisme. Le buzz était à son comble depuis longtemps et la ferveur toute particulière en démarrant ma première partie.
Le plateau est superbe et le plateau annexe aurait mérité le même traitement même avec 2 ou 3 euros de plus. Rien à dire sur les illustrations qui sont limpides de clarté et belle à la fois. Une jolie boite.
A l’arrivée, le jeu est à la hauteur de ce qui pointait. Un jeu rapide, nerveux, aux choix cornéliens. Pour l’instant, je n’arrive pas à me dire que l’on peut vraiment bâtir une stratégie. L’ordre du jeu peut faire que l’on n’aura pas accès à telle ou telle tuile chèrement convoitée (cavalerie par exemple) et l’on se développera au fil de l’eau.
Le plateau principal est devenu secondaire par rapport à celui des découvertes. J’ai l’impression que le plateau d’expansion est au service de celui des découvertes et pas l’inverse. C’est donc bien dans la meilleure exploitation des découvertes que l’on trouve la clef du succès.
Ne pas prendre de pion Zeus c’est s’exposer à souffrir fortement, rater la cavalerie c’est plus de baston en proximité car on ne peut courir aux quatre coins de la carte et on doit se servir chez ses plus proches voisins. Les territoires condamnés ont quand même leur influence aussi. S’il y a peu d’étoiles, la prise des merveilles peut devenir hyper décisive. La pose des tuiles oblige à renouveler à chaque partie ses options. Tout est bon dans tout cela et du coup la durée de vie est importante car aucune partie ne ressemblera à une autre.
Ce qui est intéressant, c’est que l’on ne peut guère parler d’une stratégie gagnante à tous les coups. L’auteur nous avait déjà habitués avec ce système avec Small World. Comme dans Small world, on a parfois un peu de mal à savoir qui est en tête sauf s’il ya un gros écart.
Le jeu est rapide. En une heure et demie, le jeu est plié. Certains joueurs sont frustrés de ne pas avoir plus de temps pour poser leur stratégie. Avec Olympos, pas le temps de s’attarder. Chaque coup doit servir à quelque chose. L’interactivité est sur le plateau d’expansion mais aussi sur celui de développement. Autant on peut laisser parfois une tuile découverte, autant une merveille s’avère unique. Pas le droit à l’erreur.
Le jeu est super équilibré. Peut être trop diront certains esprits chagrins. En effet, la victoire se dessinera sur des détails, sur une maîtrise de l’ensemble des paramètres avec des écarts parfois infimes.
En résumé, il faut poser son œil avant le jeu, pendant le jeu sur ses options mais aussi sur celles de ses adversaires et il sera difficile d’agir à la fois pour soi et contre les autres. Aucune situation n’est acquise bien longtemps et il faudra frapper fort en gérant utilement le temps. Car le temps constitue une des clefs de ce jeu. Etre en retard c’est pourvoir se permettre de jouer 2 ou 3 fois de suite. C’est bien à ce moment qu’il faut être efficace.
Ce coté me rappelle Hansa Teutonica, un jeu ou l’on est sur la brèche, constamment en observation, élaborant des projets mais prêt à bondir sur la moindre opportunité.
Tout cela s’avère sympa. Ce n’est pas un gros jeu du point de vue de la complexité et de la durée mais les possiblités semblent importantes. C’est bien rare que les jeux moyens me plaisent autant. Est-ce un grand jeu ? L’avenir le dira.
MAJ
après plusieurs parties, le plaisir s'est émoussé à cause d'un chaos omniprésent qui gâche mon plaisir.
J'ai donc rabaissé la note fortement car l'envie n'y est plus.