Orbis est urbain
Mais pas très daltonien friendly. C’est d’autant plus dommage que les couleurs de cubes sont plutôt lisibles, mais sur les tuiles, c’est moins réussi.
Donc, si vous êtes daltonien, ou si vous jouez avec un daltonien, n’insistez pas trop... essayez avant de claquer vos euros.
L’idée de construire une pyramide (enfin, un triangle) avec une certaine logique entre les étages est plutôt amusante.
Le hasard des tirages oblige toute stratégie à s’ajuster pourtant le jeu est très calculatoire.
C’est un poil chaotique, surtout qu’autant on sait quelles sont les tuiles de niveaux 1 et 2, autant celle du niveau 3 qui seront de la partie ne seront dévoilées qu’au dernier moment.
Le thème est vite oublié.
Les parties sont assez rapides. Mais les situations peuvent générer des « analysis paralysis », soit parce qu’il y a plusieurs coups possibles pas évident à départager soit parce qu’il n’y a rien de passionnant à faire.
Le plus déroutant et d’apprendre à jouer le verso des cartes. Cela peut s’avérer être un excellent coup pour gêner ou préparer.
J’aime bien le graphisme, très conforme à ce qu’on voit aujourd'hui, le travail d’édition est plutôt bien fait, à l’exception des couleurs.
Orbis fait le taf, mais il ne déclenche pas chez moi un enthousiasme particulier.
Et je répète, si il y a un daltonien dans votre groupe de joueurs, vous pouvez jouer à un autre jeu sans rater grand chose.