Devenir Dieu... pour créer une planète de tuiles ?
Le reste de ma présentation est lisible sur VonGuru :
Ne nous mentons pas, Orbis n’est pas tant un jeu de création de mondes qu’un jeu de tuiles relativement abstrait, auquel un thème sympathique a été accolé sans que ce soit tout à fait cohérent, et de fait on a peine à considérer ses cubes en bois comme des adorateurs, ou à avoir l’impression que l’on façonne la planète parfaite. Cette discrétion thématique est curieuse de la part des Space Cowboys, mais du moment que l’on n’y place pas trop d’attentes, on peut apprécier pleinement ce qu’Orbis a à nous offrir de tours paradoxalement aussi riches que rapides.
À la manière d’un Five Tribes simplifié (décidément), les actions à réaliser sont exceptionnellement peu variées ou nombreuses (cela se résume à prendre une tuile) et pourtant chaque choix influera dramatiquement le reste de la partie. Et comme Five Tribes enfin, une partie à deux sera bien plus tactique, quand la partie à quatre sera plus chaotique et décomplexée, Orbis offrant ainsi des plaisirs distincts, mais réussis, aux différentes configurations. En somme, Orbis est un jeu d’une grande maturité, aux règles on ne peut plus courtes et simples, nerveux, tactique, varié, et à la rejouabilité si importante que vous souhaiterez probablement vous relancer dans l’aventure aussitôt votre première partie achevée. Une agréable surprise de la part de Space Cowboys, qui rassure sur la vitalité de l’éditeur aussi bien pour étendre ses franchises les plus passionnantes que pour proposer du contenu original.