Ni Phoenicia ni affaire
Zavandor II : le Retour.
Largement aussi bon que son grand frère qu'on aime pourtant toujours beaucoup, Phoenicia est très finement équilibré, pas trop complexe, très très tendu (win-to-win impossible) et fort plaisamment illustré.
Le thème du développement d'une cité-état est tout à fait prenant, historiquement très cohérent, bref, un jeu passionnant à 3 comme à 5 joueurs, une réussite toutes catégories pour l'auteur.
Qu'est-ce qui ne va pas alors ?
C'est décidément sur le matériel que ça se gâte. D'abord le jeu est très cher pour le matos qu'il y a dedans. Un plateau beaucoup trop petit dans une très grande boîte(les pions se bousculent sur les cases de la piste), des pions en plastique creux carrémment minables. J'ai dû commander tout l'équivalent en bois chez un fournisseur allemand pour avoir du plaisir à y jouer. Les petites maisons style "Colons de Catanes petit budget", surtout, font carrément médiocres. A ceci s'ajoute une règle baclée quasi-incompréhensible à moins de faire une partie à blanc pour voir ce qui est possible ou ne l'est pas. On a donc une fois de plus un très bon jeu à l'édition complètemment ratée, comme d'habitude chez JKLM (Kogge...).