Carbure aux d3
« - C’est quoi ça ?
Bein des d3
Des quoi ?
Des dés à trois faces.
Enorme ! »
Imaginez une ribambelle de dés à trois faces … c’est la première image que j’ai retenu de Powerboats. Tout plein de petits dés bleu schtroumpf à trois faces … Avouez, ce n’est pas commun.
Bon, mais ce n’est pas tout :
Un grand plateau vraiment très modulable assure qu’il n’y aura pas deux configurations identiques. J’aime d’ailleurs beaucoup l’idée des petites bouées autour desquelles on tourne. Placées dans un sens ou dans l’autre, la course n’aura plus du tout la même physionomie. C’est con mais il fallait y penser.
Les petits bateaux qui vont slalomer entre la myriade de petits ilots, carburent aux d3 (bleu schtroumpf si vous avez suivi). Un système d’accélération et de freinage très malin pousse à prendre des risques. On fonce (comprendre « on rajoute un dé »), on fonce, on fonce mais quand il s’agit de ralentir (comprendre « on n’enlève qu’un seul dé »), on a déjà pris trop de vitesse, bien sûr avec un peu de chance ça pourrait passer (comprendre « j’ai de la moule, je vais relancer tous mes dés et tomber sur la bonne valeur ») … et là … c’est le drame … ou la jubilation.
A tout moment il va falloir choisir entre vitesse et maniabilité, entre prise de risque et assurance, sachant que tout pousse à prendre des risques.
On peu y jouer en mode fun ou en mode gestion (les deux n’étant pas incompatible). C’est à mon avis cet aspect qui le perd. Trop fun pour un jeu qui peut devenir hyper calculatoire et trop calculatoire pour un jeu qui peut rapidement tourner au grand n’importe quoi, ambiance garantie.
Personnellement c’est un créneaux que j’adore.
Petit bémol, les neurones chauffent tellement lors d’une course qu’on à rarement envie de remettre les gaz pour les deux courses supplémentaires.
En résumé, c’est bon, bien qu’un peu long … (même si parfois c’est long quand c’est bon, tout ça, tout ça …)