Bofiler
Profiler, c'était la promesse d'un jeu fun-gateway-familial-\[insérez ici un autre terme gageur], le genre de jeu dont le succès est par nature assuré, qui ne peut pas se louper. Enjaillé par les retours positifs dont il bénéficiait, et sous l'influence des conseils (de coutume) avisés de Sieur Vidberg qui le décrivait comme le jeu fun de fin de soirée qui fait mouche, générateur de fou rire en chaine, j'ai immédiatement ajouté cette présumée perle ludique à ma liste d'achat.
C'est donc sans l'once d'une hésitation que j'ai offert ce jeu à un proche pour Noël. Et figurez-vous que l'euphorie n'était pas aussi omnipotente qu'escomptée!
En quelques parties, on aperçoit très vite le nœud du problème, porté par deux situations récurrentes :
Les 6 personnages sont tellement antinomiques qu'il est très facile de trouver la bonne réponse.
Les phrases "descriptives" sont tellement génériques, limite effet barnum, qu'elles peuvent correspondre à n'importe quel personnage en jeu, on navigue donc à vue et on espère tomber sur la bonne réponse.
Ce sont bien évidement deux situations extrêmes, il y'a d'autres tirages moins navrants et suscitant plus de débat, mais malheureusement on cumule quelque part un peu d'amertume créée par les mauvaises situations précédentes et on ne s'investit plus tant que ça dans les résolutions.
On sent que la mécanique est bonne, qu'on devrait rigoler, mais on rigole pas des masses, la faute à des phrases-affirmatives peut-être peu inspirées.