Queenz & Flowerz.
A mi chemin entre Azul, Patchwork et Kingdomino, Queenz est tout d'abord mis en valeur par de très jolies illustrations chatoyantes signées Vincent Dutrait.
Le jeu, pour des parties de courte durée, offre suffisamment de réflexion, de dilemmes, de différentes stratégies et de tactique pour une mécanique somme toute très simple : je choisis des fleurs sur le plateau commun, une, deux ou trois, puis lorsque j'en possède suffisamment, au lieu de faire de la cueillette je choisis un polyomino dans la réserve pour y poser mes fleurs, et les ruches que je possède, afin de commencer à construire mon champ de fleurs. Ce qui me permettra de marquer des points de différentes façons.
Une mécanique simple donc, mais offrant des choix cornéliens : quelle fleur choisir lors de la cueillette ? Qu'est ce que je laisse au joueur après moi ? Quel polyomino choisir ? Dois je faire une suite de fleurs d'une couleur ou plutôt essayer de mettre toutes les couleurs pour faire des points bonus ? Ce sont ici des exemples de questions que les joueurs se poseront durant la partie.
Une mécanique à la fois de sélection de tuiles ( les fleurs ici ) et de construction de puzzle ( en assemblant les polyominos ) très intéressante donc, avec un fort goût de reviens y.
Une thématique présente, mais que j'ai trouvée légèrement en retrait, donne toutefois l'impression de recouvrir un jeu plutôt abstrait. Cependant, on reconnaît bien la marque de fabrique de l'auteur, qui dans ce jeu, réussit à concentrer certains points forts de ses autres titres en un jeu au format court.
Sans être le jeu de l'année, Queenz reste un excellent petit jeu familial plaisant, agréable, et parfait à sortir entre deux gros titres, où pour débuter une après midi jeux.