Ils sont dangereux à 8 mois, mortellement dangereux, […]ils montrent une grande intelligence, […] en particulier la plus grande […] Celle là quand elle vous regarde on sent qu’elle prépare certains coups.
Dès que le jeu a été annoncé j’ai été conquis ; pouvoir vivre une chasse au Raptor, comme dans des films cultes qui ont bercés mon enfance… évidemment il fallait que le jeu puisse répondre aux nombreuses attentes qu’il avait fait naitre…
Les +
Le thème immersif. Quand on connait l’histoire du jeu (à savoir qu’à la base il était thématisé sur une scène du Seigneur des anneaux) on se dit que le thème peut être plaqué… et bien non, on a vraiment l’impression de se retrouver plongé dans la chasse. Si vous êtes raptor vous saurez que vous êtes la proie mais vous aurez un sentiment de puissance, si vous êtes le chasseur vous aurez au contraire de grands moment d’effroi et sentirez la peur monter au fur à mesure que vos hommes se feront dévorer.
-Asymétrique. Dans les jeux à deux, j’aime quand les deux camps ne fonctionnent pas de la même façon et ici il n’y a absolument aucun rapport entre être scientifique ou raptor… l’expérience sera différente et la rejouabilité n’en sera que plus grande.
-Du hasard mais pas trop. Le jeu dépend en partie du hasard bien sur, il y a une pioche… mais vous possédez trois cartes à chaque fois ce qui permet de contrebalancer et choisir quoi faire. Ajoutez à cela la possibilité de compter les cartes et le bluff possible… et vous saurez très bien vous accommoder de cette petite pointe de hasard.
-Majorité. Le système est malin, celui qui jouera le plus petit nombre réalisera l’action de la carte et celui qui aura le plus grand nombre réalisera autant d’actions que la différence entre les deux cartes. Si vous jouez vos cartes au bon moment vous aurez de très belles possibilités… Une fois j’ai réussi à poser mon 9 alors que mon adversaire posait son 1… je vous laisse imaginer le carnage qu’à fait ma maman Raptor.
-Figurines. Les figurines sont très petites (je pense avoir perdu un peu de vision lors de la phase de peinture…) mais déjà c’est très plaisant de pouvoir les manipuler (des jetons auraient pû faire l’affaire) et d’autre part j’applaudi le fait d’avoir modélisé tous les scientifiques dans une tenue/position différente (ce qui est totalement inutile).
-Simple. On pose une de ses trois cartes et on en applique l’effet ou on utilise les points d’actions qui vont bien en faisant les quelques actions résumées sur le plateau personnel qui récapitule tout… très simple d’initier de nouveaux joueurs.
Les –
-Figurine de maman Raptor. Elle n’est pas laide mais sa gueule est assez étrange… dommage que cela entache un peu la beauté du jeu.
-Les raptors. Non mais c’est quoi ces lézards ? Vous savez que les raptors c’étaient plutôt des grosses dindes ? Bon ok… ça fait plus rêver de se faire poursuivre par des créatures tout droit sorties de Jurassik Park que par des volailles…
-Conseils aux deux camps. Deux petits guides ont été mis en ligne par Matagot, ils sont très sympathiques, on pourra juste regretter de ne pas les retrouver directement dans la boite.
Conclusion
Raptor était très attendu et il rempli totalement son contrat, il s’agit de l’un de mes jeux à deux qui sort le plus souvent (aux cotés de King & assassins et de Claustrophobia) ; un bel achat pour tous les amoureux des dinosaures, de jeux à deux et même de jeux abstraits (on imagine aisément que ce jeu aurait pu finir sans thématique... même si cette dernière, tellement adaptée, semble indispensable en l'état).
Note (basée sur le système bgg) : 9 (Jeu excellent, j’ai toujours envie d’y jouer.)
Je ne commente et note que les jeux auxquels j’ai joué 10 fois minimum