Let there be rock !
Nous sommes tous d'accord, Riff raff est beau. Tout en bois peint et vernis, on pourrait le laisser trôner sur la cheminée du salon sans en avoir honte.
Mais n'oublions pas qu'avant tout Riff raff est un jeu. Un jeu pas forcément pour les enfants comme son prix à Cannes veut le faire croire. Un jeu d'équilibriste où il faut poser des objets en bois sur un mât qui chaloupe (!).
Donc le gamin excité, le gros lourd pressé, le parkinsonnien... n'ont aucune chance. Ici, il faut être un pro du mikado, avoir fait 10 ans de taï chi et être maître de ses nerfs comme un commando search and destroy au coeur de la jungle vietnamienne. Une erreur, tout s'écroule et il faut recommencer.
Petit plus dans ce genre de jeu : des cartes qui déterminent l'ordre de pose par rapport aux autres joueurs et l'endroit de pose (un peu trop facile de toujours viser sur l'endroit le plus sûr).
Hélas Riff raff malgré sa qualité de jeu et de matériel laisse songeur. De par sa rejouabilité (va-t-on en faire 50 parties) Et surtout par son prix.
Car pour 50 euros, il n'apporte rien de plus au niveau tension, qu'un "arbre à singe" "badaboum" ou "Jenga".