Bon comme la romaine
Un jeu dont nous ne pouvons plus nous passer. Les parties s'enchaînent, le temps passe sans qu'on s'en aperçoive : oh elle était trop courte celle-là, on en refait une ? Quel plaisir quand une partie dure vraiment longtemps, que les scores restent serrés. C'est comme au badmington ou au ping pong, la satisfaction est immense quand les échanges durent longtemps, qu'importe de perdre ou de gagner. A quoi est-ce dû, en quoi Roma est-il un jeu passionnant ? L'ambiance, l'incertitude, le sentiment de jouer à un authentique jeu de stratégie, car la stratégie c'est avant tout anticiper sur ce qu'on ne contrôle pas et dans Roma, le hasard est omniprésent. Peut-être est-celà qui est si bon dans ce jeu : pouvoir contraindre le hasard mais sans jamais s'en rendre maître. Et puis jouer vraiment avec son adversaire, et pas seul dans son coin à échaffauder de jolies tactiques (ceci dit j'adore jouer aux Colons de Catane): en effet vos décisions, les cartes que vous posez et que vous activez, dépendent en grande partie du jeu de votre adversaire.
Roma a ensoleillé ce moi d'août pluvieux. Et je maudis ce vendeur d'une grande enseigne que je ne ne citerai pas, qui m'a dit quand j'ai voulu l'acheter : "oh mais vous savez mademoiselle, c'est un jeu guerrier". Crétin.
Une critique pourtant, un regret même : on n'apprécie ce jeu qu'après 2 ou 3 parties. Difficile donc d'y jouer avec des non joueurs ou des joueurs occasionnels, et c'est dommage.