Si Rome m'était contée...
Issu d’une première édition regroupant 9 petits jeux de Reiner Knizia, Rome en aurait conservé la quintessence à travers Impérium, Circus Maximus et Hannibal contre Rome.
La note de 5 concerne uniquement Maximus Circus qui justifie à lui seul l’achat de la boite pour les amateurs de courses.
La version Oya des règles françaises inclut la roue de la fortune (non testée)
Hannibal contre Rome 1/
Rien à voir évidemment avec son illustre Rome Vs Carthage.
Voici un petit jeu qui met en présence les légions romaines à celles d’Hannibal sur le pourtour méditerranéen. La conquête de 3 cités d’importance ou celle de la cité bastion adverse met fin à la partie. Les galères permettent le passage des légions via les voies maritimes. Concrètement on a ici 3 possibilités géographiques d’attaque, les combats de résolvent uniquement à l’aide de 5 cartes de force 1 à 5 que l’on récupère lorsque toutes ont été défaussées. C’est le même système qu’a repris Knizia dans la Confrontation ou Boelinger dans Dungeon Twister. Vu le peu de richesse du jeu, on en fait rapidement le tour. Knizia a pallié cette symétrie ennuyeuse des combats qui élimine chacune des 2 légions engagées par un bonus de 1 à la légion d’Hannibal. En contrepartie, celui-ci ne peut naviguer et l’armée romaine compte davantage de légions. Ceci s’avère tant bien que mal efficace tant qu’Hannibal survit.
Peu contrôlable, peu riche, Hannibal contre Rome est un petit jeu à deux qui a comme seule excuse celle de se retrouver dans une boite de 3 jeux. Dispensable et vite répétitif.
Maximus Circus 5/
L’autre face du plateau propose un grand coloséum pavé d’hexagones sur lesquels chaque joueur va engager 3 chars tirés par de puissants chevaux. Le plateau antique est beau et la course est palpitante. Après avoir pratiqué Turf Master, Bolides, Royal turf, Snow tails, Avé César, Leader1 ou Top Race, on serait en droit d’attendre peu de choses de Maximus Circus qui utilise un système de déplacements simplissimes bien en deçà des concepts développés par ces précédents jeux. Et pourtant, c’est tout le contraire qui se produit. La course palpitante et interactive facilite le blocage davantage qu’Avé César. La victoire survenant à l’arrivée du troisième char fixe des stratégies du type je mène rapidement un char à la victoire pour utiliser ensuite mes points sur 2 chars afin de les booster ou je conduis un mur de 3 chars que personne ne pourra dépasser particulièrement jouissives.
Une réussite que cette course de chars méconnue !
Impérium. : Non joué
La roue de la fortune : Non joué