Feld réincarné !
Fan des chefs-d’œuvres de Stefan Feld (Les châteaux de Bourgogne, Trajan, Bora Bora...), j'ai été particulièrement déçu par ses dernières productions (Merlin, l'Oracle de Delphes...). Avec Santa Maria j'ai vraiment l'impression de retrouvé le Stefan Feld de la grande époque et pourtant... ce n'est pas lui l'auteur.
Le jeu est fluide avec une nécessité d'optimiser au maximum ses actions. La gestion du plateau individuel avec des dés et des pièces est particulièrement bien pensée, voir originale.
Dans Santa Maria, vous gérez une colonie (votre plateau individuel double face, débutant / expert) que vous allez agrandir au moyen de tuiles à placer judicieusement, sachant que les dés viennent activer les lignes ou les colonnes d'un carré de 6X6, avec d'autres subtilités que je vous laisse découvrir.
Chaque case construite représente une action soit de production, soit pour progresser sur les pistes "conquistador" ou "évangélisation", soit pour affréter un navire.
Vous pourrez produire du bois, du blé, du sucre des gemmes. La piste "conquistador" vous amènera de l'or (ressource joker) et des PV. La piste "évangélisation" vous permettra d'obtenir des dés supplémentaires pour le tour suivant et d'envoyer vos moines pour devenir savant (avantage permanent) ou évêque (PV de fin de partie). Les ressources seront expédiées sur les bateaux apportant PV importants et actions supplémentaires au moment où l'on passe.
En bref, le jeu est vraiment super avec de l'interactivité. Le thème est là, mais pas très immersif. Ce sont les mécanismes qui font la qualité de l'ensemble.
Alors, pour les amateurs des mécaniques de Feld au meilleur de sa forme (c'était avant), je vous conseille de foncer sans hésiter découvrir Messieurs Otsby et Svenson qui nous proposent un petit bijou pour leur première production.