Santa Barbara… qui me dira que c’est pas comme ça qu’il s’appelle ce jeu
Ah oui, ah oui, Santa Maria… quel jeu! Ce jeu nous a fait découvrir les auteurs, qui ont ensuite réalisé The magnificient, oui on le dit, ce jeu est très prenant, il est rapide, lisible une fois que les icônes sont intégrées, après une partie environ, tout est logique malgré la part de chance des choix par les dés mais des pouvoirs peuvent contrer ce fait. Ce jeu est une merveille d’horlogerie. Attention, nous sommes de vieux joueurs, nous avons même connu les éditions originales des projets gipf, la première version vf d’Agricola, nous avons posé nos mains sur beaucoup d’Ystari de l’époque d’Ystari, oui, nous sommes des anciens et puis grâce à une augmentation du pouvoir d’achat d’une trentaine d’euros, nous avons investi, alors que nous étions sortis de ce genre de jeu, bon bon bon. Pourquoi parler autant d’Ystari, oui, aucun rapport, pourtant on imagine qu’il aurait pu être édité par cette équipe. Graphiquement, c’est aussi réussi qu’à l’époque (où est la capitale ?).
Donc.
Contexte : parties solo et deux joueurs, pas plus pour l’instant. Musique :Pete Doherty et Frédéric Lo, c’est cool et en fait c’est rocky.
Nous jouons le rôle de colons. Il y a une notice explicative à la fin des règles à ce sujet.
Santa Maria. Des dés. Des règles écrites sans ambiguïté. A deux joueurs, 50mn, installation comprise. Avant toute chose, passons sur le look du jeu. Oui, passons. Mais c’est lisible. Le plateau central présente les informations clairement. Les tuiles sont épaisses, les plateaux joueurs aussi (nous décernerons cependant une médaille, celle pour les jetons de points de victoire, des sourires satisfaits, ceux des colons, une horrible idée graphique qui en devient kitsch). Évidemment, la première partie nous verra tâtonnants puis c’est le déclic, direct, c’est fun, il y a plusieurs stratégies possibles, on sent vraiment la progression de notre « colonie » qui se base selon le même système que Princes de Florence (imaginons des tuiles choisies qui activent des bonus, une sorte de roll and write en somme) un système d’agencement de formes géométriques qui s’imbriquent avec le choix des dés et des objectifs (pas forcément fondamentaux). Souvent nous nous sommes dit Oui c’est les Princes de Florence sans les enchères bien sûr. Comme si nous nous concentrions sur le plateau personnel davantage.
Santa maria, oui, vous ne le savez peut-être pas, mais il est terrible ce jeu. Un condensé de mécaniques intéressantes, voire feldiennes, le côté kitsch du jeu en devient attachant. Notons qu’en solo, ce jeu est rapide et propose une expérience non anecdotique voire addictive.
Bravo, presque un sans faute. Un coup de cœur qui nous a vite amené à découvrir les autres jeux de ces auteurs.