On en pince pour Sapiens
Alors là chapeau à Cyrille Leroy qui vient d'accoucher d'un petit chef d'oeuvre. Qui plus est dans une catégorie souvent mésestimée : le jeu familial. Car Sapiens est un jeu familial mais ++, c'est à dire qu'il ne sacrifie pas le moins du monde la réflexion.
Simple en apparence (on pose des tuiles en respectant quelques règles de pose), le jeu déploie son potentiel rapidement à mesure que progresse la partie. Derrière un banal jeu de dominos se cache un diable de jeu qui pourrait par certains côtés rappeler ce bon vieux Carcassonne. L'intérêt se situe dans la prise en compte d'une multitude de paramètres : où poser telle ou telle tuile ? Comment optimiser les connections entre les tuiles ? Est-il judicieux de bénéficier à ce moment-là de l'action déclenchée par la pose ? Il faut en outre prendre en compte l'espace disponible pour s'étendre, garder un oeil sur ce double scoring qui doit autant que faire se peut demeurer équilibré, essayer d'acquérir des tuiles montagne... Bref ! Simple but not stupid.
Ajoutons à cela que :
On trouve une bonne dose d'interaction avec les tuiles ours et les jetons baston (yes !). Coups de filou permis !
Chaque plateau joueur est différent et réversible.
C'est graphiquement sans reproche : le matos est chouette et l'illustration colle au thème, relativement présent (on aime particulièrement l'explication rationalisée des différentes actions).
Le matos se range bien grâce à une boite de rangement bien conçue.
Les règles sont limpides et vite assimilées.
On sent bien que le jeu demande quelques parties avant d'en appréhender toutes les finesses.
Nous, on a bien aimé, on s'est bien marré, et il nous tarde de remettre le couvert avec au bout la promesse d'un bon steak de mammouth. Allez hop ! Note maxi !