Le Roi des fourmis
Première impression : kitsch, tout est kitsch du moindre atome de carton au moindre atome de plastique.
Difficile de se rendre compte de la richesse de ce jeu à la simple lecture des 10 lignes de règles.
Dès les premiers coups on a compris, placer 3 pièces sur le plateau puis ensuite déplacer 3 pièces permet d’essayer de déborder l’adversaire sur son flanc droit avec 6 pièces.
Seulement où enlever ses pièces supplémentaires sans créer de fragilité dans ses lignes où d’autres adversaires pourraient bien être tentés de s’engouffrer ?
Faut-il se hâter de choisir l’implantation de ses fourmilières quitte à se laisser prendre de vitesse par les armées adverses ?
En fin de partie si l’on a failli à son objectif de relier en une seule colonne ininterrompue ses cohortes de fourmis (on a le droit de croiser une cohorte adverse une seule fois dans la partie) il devient alors trop facile d’aller pourrir le jeu de ses adversaires et les empêcher de réaliser leurs objectifs.
Il me semble qu’une règle de fair-play ne serait pas préjudiciable.
Lorsqu’un joueur n’a plus la possibilité de réaliser son objectif il dépose les armes et regarde béat d’émotion la vague mouvante des cohortes insectoïdes du Roi des fourmis s'unifier contre toute attente a l'entour des 7 royaumes.
Acta est fabula.