Il a tout d'un grand !
Spyrium n'a peut-être pas la puissance ronflante d'un Caylus ou d'un Steam, l'envergure d'un Goa ou d'un Mégawatts, mais quelle finesse !
Ma première partie n'est pas exaltante, tout juste agréable. Et puis partie après partie, je découvre les différentes couches qui constituent le jeu. Oh on peut gagner sans mine ! Oh on peut gagner sans usine ! Avec très peu de revenus ! Avec très peu d'ouvriers ! Des stratégies extrêmes, tout ce que j'aime dans un jeu...
Au cœur du jeu, le système d'enchères déguisées en pose d'ouvriers est tout simplement génial.
Avoir foule d'ouvriers n'est pas forcément ultime, car il est souvent bon de passer tôt, auquel cas la moitié de mes ouvriers pourraient s'avérer inutiles.
Et que dire des bonus à 8 et 20 PV ? Encore une idée géniale. Là où dans de nombreux jeux de gestion on a intérêt à garder ses cartouches pour marquer des points sur le tard, Spyrium rend la stratégie inverse viable. Un bon bol d'air ludique !
Autre chose appréciable, Spyrium est le genre de jeu où si l'on vous pique quelque chose sous le nez au premier tour, c'est toute votre stratégie, toute votre partie qui se redessine et il faudra alors vous adapter.
L'équilibre et l'élégance de ce jeu me soufflent.
Le seul bémol concerne le design, très austère et qui peut ne pas donner envie d'y (re)venir.