L'indispensable ressource du futur
Un nouveau William Attia était forcément attendu avec impatience.
J'avais eu le plaisir de l'essayer à "Paris est ludique"... Puis 2 nouvelles parties depuis sa sortie.
Le mécanisme est, bien sur, totalement différent de Caylus, mais de nouveau très malin. Nous parcourons les 6 manches en jouant les équilibristes entre la phase de pause et le moment "idéal" pour commencer à retirer ses ouvriers.
Par contre, si je devais trouver un point commun avec Caylus, il s'agirait sans aucun doute de l'argent. Quand on passe la case 8, 90% des choix s'orientent vers les 5 pièces... C'est un signe quand même !
Les deux aspects décrits provoquent une tension permanente dans les choix, celle que recherchent ardemment les pousseurs de kubenbois. Ce mélange en fait un jeu particulièrement intéressant à jouer et, malgré les temps de réflexion, les parties sont dynamiques et d'une durée très bien adaptée. A l'arrivée, Spyrium est beaucoup plus tactique que stratégique.
Le seul reproche que je pourrais lui faire concerne les cartes à points de victoires par le biais du spyrium : un joueur qui active 3 fois une carte à 15 points de victoires à quasiment victoire assurée, même si un de ses adversaires s'est saigné pour obtenir 1 ou 2 bâtiments de prestige du dernier tour.
Il reste à espérer que l'excellent William Attia n'attendra pas, de nouveau, 6 ou 7 ans pour nous sortir son prochain jeu.