Un petit bijou trop méconnu !
Des cartes, des meeples, une ressource, on se dit "encore un kubembois de gestion". Oui mais non. Car Spyrium n'est pas de ces jeux où finalement chacun fait ses actions dans son coin et à la fin c'est le joueur solitaire le plus proche de l'autisme quand il prépare ses combos qui gagne.
Avec Spyrium, l'interaction est totale : tout le sel du jeu repose sur le timing entre les actions de chacun. Où poser ses ouvriers, à quel moment les retirer, payer tout de suite le surcoût d'un bâtiment ou prendre le risque de se le faire souffler sous le nez ? On jauge ses adversaires, on évalue leur stratégie, on prépare quelques coups de Jarnac. Aucune partie ne se ressemble, et en plus il est aussi agréable à deux qu'à cinq joueurs.
Sans nul doute un de mes jeux préférés de 2013.