Du pur classique... mais du classique original !
Spyrium repose essentiellement sur une mécanique de placement d'ouvriers originale. Originale et plutôt exceptionnelle !
Les cartes mises en vente (ou plutôt, devrais-je dire, jetées en pâture...) sont peu nombreuses et provoquent des conflits entre joueurs. Plus une carte est convoitée, plus elle est chère. Les joueurs sont dans un état de dilemme permanent : prendre une carte en la payant parfois très cher ou se retirer pour gagner des sous proportionnellement à la convoitise des autres joueurs. De surcroît, on ne peut prendre des cartes et de l'argent qu'après avoir fini de poser ses ouvriers pour déterminer ce qu'on convoite, ce qui apporte encore plus de sel au jeu.
Une réserve toutefois : le jeu à deux n'offre que très peu de ces choix cruciaux car on se marche moins dessus. Le jeu devient alors beaucoup plus tactique pour optimiser au mieux une combinaison de cartes et gagner le plus de points de victoire.
Car oui, on gagne ici encore des points de victoire. On gagne des sous pour acheter des usines pour produire du spyrium pour le transformer en points de victoire. Un concept épuré et simpliste, mais qui peut toujours faire recette : ce cher William Attia nous le prouve une fois de plus ! La règle est expliquée en à peine 10 minutes (un pur bonheur pour un jeu de ce type !) et les parties sont relativement courtes (1h-1h30 max), ce qui permet à ce jeu de sortir souvent de sa boîte.