La classe pure
Tout dans Spyrium respire le classique vu mille fois ailleurs : illustrations, mécanismes, thèmes.
N'était les deux noms écrits sur la boîte (Attia, Ystari), on passerait son chemin dès les premières minutes d'explication.
Et on aurait bien tort.
Spyrium est un très très bon jeu, de facture effectivement classique mais réalisé, réglé et affiné avec une précision redoutable
Ce qui semble des détails dans l'exposé initial prend, durant la partie, une incroyable importance (ha! ce passage en phase 2...)
Toute erreur se paie cash : il n'est pas rare que "tout" se joue au quart de millipoil dans le dernier choix du dernier tour ou que, a contrario, la sortie de piste fatale ait lieu dès le premier tour par pure inattention.
Alors bien sûr, disons-le tout net : Spyrium n'a rien de révolutionnaire. Le comparer à Caylus n'a aucun sens.
On peut en revanche déduire de ce jeu que Attia n'est pas l'homme d'un seul jeu : c'est un grand auteur, et Ystari encore et toujours au sommet.
Lorsqu'on achève une partie d'1h20, le souffle court et les neurones fumants, avec zéro argent, zéro spyrium et 3 joueurs sur 5 rassemblés en 5 points avec des stratégies radicalement différentes, on se dit juste :
"waouh. La classe".