Ca, c'est fait...
Voici une production "Ystari" qui ne jurera pas dans la collection qui va de "Ys" à "Amithys" et maintenant "Sylla". Autant au niveau esthétique (c'est normal) qu'au niveau des mécanismes (c'est à chaque fois aussi étonnant !), on retrouve la patte de la ligne originale de l'éditeur. C'est difficile a cerner, probablement pas voulu par l'éditeur, mais dans le cas qui nous concerne, je trouve que le premier jeu « Ystari » du prolifique « Dominique Erhart » possède quelques gènes historiques qui ne sont pas qu'esthétique.
Nous avons donc un jeu aux mécanismes nombreux mais simples, qui génèrent un jeu fluide avec une dimension à la fois stratégique et tactique. Il y'a des brouettes de façons de marquer des points de victoire, aussi bien de manière directe qu'indirecte et il va vous falloir évaluer constamment ou se trouvent les meilleurs rendements en points de victoire. Le tout est servi par un ensemble de mécanismes à base d'enchères, de majorités, de bâtiments, de personnages, etc… et avec un thème romain par dessus tout ceci.
La réalisation est ainsi irréprochable en termes d'ergonomie et de mécanismes. Il manque probablement ce petit sentiment d'âme, ce truc affectif qui ne m'a pas touché. Ce sentiment provient peut être d'un manque d’identification avec une situation historique qui, mêlée au caractère tout de même sacrement abstrait des différentes phases de jeu, plongent les parties dans une atmosphère froide et consciencieuse. Il y'a tout de même pas mal d'occasion de faire des crasses amusantes à ses concurrents, mais leurs rendements final restent souvent à démontrer.
A tester, voire à posséder si vous n'avez pas toute la gamme "Ystari".