Ça pourrait être pire, il pourrait pleuvoir… *
J’ouvre la boîte de The Hunger juste après ma dernière partie de Clank! Legacy.
The Hunger sort plusieurs années après la première version de Clank!. Pourtant, on dirait presque un prototype de ce dernier. Un prototype de tout au début du processus créatif, quand l’auteur se cherche encore, qu’il tient une idée mais qu’il ne sait pas encore comment il doit la décliner.
Certains avis disent qu’il ne faut pas comparer à Clank!, mais cela me semble impossible. C’est la même chose, en moins bien. La seule différence notable de concept : le nombre de tours limité, ne me semble pas justifier un traitement à part.
Les deux jeux sont basés exactement sur la même idée. Enfin, sur l’idée qu’a eu l’auteur de Clank!
Ce sont des decks building où les joueurs se déplacent sur un réseau pour ramasser des gains divers et ils achètent des cartes qui complètent leur deck.
Mais pour Clank!, la mécanique est souple, évidente, vite comprise. Le réseau offre pas mal de liberté, les cartes sont variées mais claires, l’iconographie est immédiate.
The Hunger, c’est tout le contraire. La mécanique est un peu plus tordue, avec des effets plus complexe auxquels il faut penser, le réseau est assez linéaire, l’iconographie est plus fournies, pour décrire des effets plus nombreux certes, mais pas plus fun.
Bref, The Hunger est un peu plus compliqué, mais pas plus « stratégique » ni « profond » et est moins marrant.
On est en plus obligé de compter les points en cours de partie. C’est un peu lourd pour un jeu aussi léger. Cela se fait sur une partie du plateau avec des cases minuscules où les jetons s’empilent mal.
L’édition est discutable. Le plateau est sombre, peu lisible. C’est aggravé par son aspect brillant. Les règles ne donnent pas une sensation de clarté. Le plateau modulable de la rivière de carte est une bonne idée.
Ce n’est quand même pas désagréable à jouer, mais cela souffre terriblement de la comparaison. Si ce jeu était sorti avant Clank!, j’aurais compris et même crié au génie, mais des années après… Il n’est qu’un peu laborieux, et dans son gameplay, et dans sa conception.
L’auteur menace quand même d’extension « les roses sont les seules cartes uniques pour le moment. » .
Le connaissant, je crains l’évolution du jeu vers une usine à gaz. Nous verrons.
En conclusion, si vous voulez un deck building marrant où on se balade dans un réseau, jouez à Clank! Ne jouez à celui là que si vous êtes un fan absolu du genre ayant épuisé Clank! Et que vous cherchiez la nouveauté (ce qui est mon cas). Mais même comme cela, je ne garanti pas que cela vous emballera.
\* le premier qui identifie la référence en commentaire gagne … rien en fait.