Et de Troyes
Faute de grive on mange du merle. Rééditer Troyes serait il judicieux, se vendrait-il aux nouveaux joueurs ? A la place nous voilà avec un condensé du, osons l'appeler ainsi, classique. On retrouve à peu près tous les éléments du jeu original : les quartiers de couleurs, les dés, la construction de la cathédrale et les événements à repousser. La présentation du jeu est attractive avec ses dés transparents et sa roue qui modifiera le prix des quartiers lors des deux phases du matin et de l'après midi.
Ensuite c'est plus classique, on dessine ses bâtiments, on entoure, on barre des ressources pour modifier les dés (petite popote qui se comprend vite), on accumule les ouvriers pour marquer des points.
Troyes propose un matériel et une façon de faire originale de part sa roue qui modifie l'ordre des quartier, ses dés transparents et surtout le dé noir source possible d'ennui (faut il croiser les doigts ou le contrer systématiquement?). Troyes offre un petit exercice mental non négligeable qui le place un cran au dessus de pas mal de ses confrères laxistes (la majorité). J'avoue que je m'attendais quand même à quelque chose de plus corsé. Je suis content que pas mal de gens apprécient car, moi, j 'apprécie l'éditeur mais le jeu m'a vite lassé. Pas trop client des roll & write, je n'ai pas vraiment, après six parties, ressenti de véritable challenge. L'extension jointe est assez dirigiste. Je le trouve trop sage au final. Il m'aura pousser à ressortir son aîné et ça, c'est toujours une bonne chose. Et question version épurée, je préfère Bruxelles 1897.