Le père Noël est une ord...
ah ah ! Je m'autoproclame grand vainqueur du jeu de mots le plus pourri avec ce titre!Bon passons aux choses sérieuses. Parce que M.MORI ne les fait pas à moitié, lui, les choses. Et parce que UR n'est pas la moitié d'un bon jeu.Déjà à l'ouverture de la boîte, ça sent bon, comme dirait Maïté. Du beau matériel, coloré et solide.Des règles un brin complexe, qui freinent un peu l'enthousiasme ambiant et pour lesquelles il faut s'investir dans une lecture approfondie.Bon et le jeu alors? J'y viens. UR se base sur un mécanisme de pose de tuile TRES original.Chaque joueur possède une tuile unique et tout découle de ça: les tuiles permettent 2 actions, que l'on peut executer ou non, dans l'ordre ou le désordre de son choix.Ne pas executer d'action peut permettre de se placer sur une tuile libre, ce qui a son importance au sens où l'objectif final est de développer les civilisations les plus équilibrées (ça vous rappelle qulque chose?) comprenez de collecter le plus de tuiles des différents types.Chaque action disponible ouvre des possibilités stratégiques et il n'est pas rare d'executer de spectaculaires combos de 2 actions, à la Tigre et Euphrate, justement.Bon, qu'on se rassure, la tuile ainsi jouée en remplacera une du plateau, qui deviendra ainsi votre arme du prochain tour. Imaginez les possibilités tactiques et stratégiques.Alors c'est vrai, UR se réserve aux joueurs exigeants, amateurs de mécanismes fins, de possibilités multiples, d'intense réflexion et d'intéractions directes (l'action "guerre").Il ne faut pas se méprendre sur l'aspect abstrait du jeu au premier abord. Les actions commerce, agriculture, guerre, politique et culture ont un vrai sens sur le développement de ces civilisations.Et le thème de plus en pus convaincant au fil des parties.J'espère vous avoir donné envie de découvrir ce superbe jeu, commercialisé à un prix modique (si cela peut constituer un argument).Alors, UR est un grand jeu? Le temps nous le dira.Et on ne fera plus de jeux de mots.