Val d'Europe
Dans Valdora, on prend des sacs pour mettre les joyaux, on met des joyaux dans les sacs, on prend des contrats à remplir pour gagner des artisans, et on gagne les artisans en remplissant des contrats avec les joyaux que l'on a dans son sac. Ensuite, on recommence. Quand vient la fin de la partie, celui qui a le plus de points gagne (avec tout un système de proportions d'artisans, de majorités d'artisans de telle couleur etc.)
L'essentiel est là. Quelques points de détails pour le reste. La bonne trouvaille, ce sont les parchemins à parcourir pour trouver des contrats ou des sacs (il faut payer pour tourner les pages). Avec ceci en poche, chacun est libre de suivre son petit trajet tranquillement, de répéter à l'envi le cycle sacs/joyaux/argent (pour tourner les pages)/contrats/artisans, et d'apprendre à la fin s'il a gagné ou perdu. S'il a gagné, il est content ; s'il a perdu, il n'est pas trop triste, sauf si c'est un mauvais perdant, bien sûr, mais alors c'est bien fait pour lui.
Les situations d'interaction et de blocage sont sporadiques, pour ne pas dire exceptionnelles (essentiellement, faire payer une pièce d'or à un joueur s'il s'arrête sur la même case que soi, ce qui est tout-à-fait fortuit, ou empocher le dernier contrat d'une couleur qui l'intéresse, ce qui est rare. On peut aussi lui rafler des joyaux dont il aurait envie, mais à moins qu'ils nous soient également profitables, cette action manque d'intérêt).
Voilà, tout tourne bien, les mécanismes à l'allemande (la guerre, grosse malheur!) sont bien huilés, très bien huilés, trop bien huilés sans doute : chacun fait son beurre dans son coin, et à la fin gagne la plus grosse motte.
S'il en a l'efficacité, Valdora est aussi propre et aussi froid qu'un hyper de grande surface.