La moitié d'un ami, c'est la moitié d'un traître
Sous son faux air de jeu par équipes semi-coopératif, Verräter cache en fait un concentré de perfidie, de trahison, de fourberies, en un mot: de jeu d'enfoirés. Aigle ou rose, il faudra choisir... au moins jusqu'à la prochaine trahison: les alliances éphémères se font, se défont, et si on s'aide des autres pour prendre de la hauteur, c'est au final pour mieux les écraser.
La mécanique, quoique d'une complexité suprenante pour la taille de la boîte, tourne impeccablement bien: les amateurs de Citadelles reconnaîtront avec plaisir le système du choix des personnages, qui ici aussi fonctionne à merveille. Dommage qu'on ne puisse y jouer qu'à quatre. Si vous connaissez déjà Meuterer, pas de surprise, puisque les deux jeux se ressemblent par beaucoup s'aspects. Sinon, il serait dommage de ne pas acquérir au moins l'un des deux, qui en plus de leur grande qualité, et de leur prix microscopique, présentent chacun l'avantage de ne pas encombrer votre ludothèque !