Trahisons en série...
Reconnu par Bruno Faidutti comme sa principale source d'inspiration pour Citadelles, Verräter (traître en allemand) utilise aussi le mécanisme de choix de personnage. C'est un jeu de majorité où il faut conquérir le plus de territoires en s'aidant des autres (ou pas), mais en essayant d'acquérir le plus de points pour sa gueule. Une des cartes Personnage permet de changer de camp : il y en a deux. Plus on est nombreux dans le même camp lorsqu'on gagne un territoire, moins on gagne de points, mais plus il est facile de remporter la majorité. Il faut donc savoir changer de camp au bon moment. Assez déroutant au début, car on ne sait pas ce que vont faire les autres, car comme à Citadelles, on écarte un personnage face cachée à chaque manche. On peut regretter que le graphisme des cartes ne soit pas très engageant, qu'il ne se joue qu'à 4 (les règles à 3 ne sont pas terribles), et qu'il ne soit pas édité en français (bien que parfaitement jouable par des non-germanophones).
Attention : il y a deux petites erreurs de traduction dans la règle la plus répandue sur la Toile. On ne peut pas piocher plus de trois cartes par manche, et on ne peut pas avoir plus de cinq cartes en main à la fin de la manche.