Enorme. Excellent.
Dans mon top des jeux de gestion (au sens un poil large), il y en a tout simplement cinq. Ce sont ceux qui font le plus fumer le cerveau. Dans l’ordre dans lequel je les ai joués, ce sont Agricola, Dungeon Lords, Tikal, Hansa Teutonica et désormais Descendance.
Ce dernier fait naître cette délicieuse sensation de fusion neuronale, ce feeling qui arrive quand on commence à anticiper tous les coups qu’il faut faire, et puis comme les autres réfléchissent avant de jouer on recommence la réflexion de zéro, parfois on change sa stratégie, et au final, on ne sait plus quoi faire quand tout d’une coup on reprend le bon fil de sa réflexion. Des jeux qui font naître ça dans votre esprit, y’en a pas tant que ça. Enfin, à mon sens. En tout cas, pas à ce point.
Rarement un jeu nécessite autant de peser la moindre de ses actions, en cherchant à prendre le dessus au moment opportun. La multiplicité des actions possibles (et absolument nécessaires) conjuguée au fait que chacun cherche à tirer son épingle du jeu, et l’équilibre inhérent à la mécanique font de Descendance un jeu particulièrement réussi, très riche et très jouissif. La cerise sur le gâteau est ce sympathique background auquel la mécanique colle parfaitement. Cette idée d’une vie de village retranscrite dans la mécanique, ça marche carrément. Ca fait planer de devoir faire mourir au plus vite les membres de sa famille pour récolter les points de victoire inhérents…
Il n’est pas nécessaire ici de s’étaler plus sur le contenu et la mécanique, il vaut mieux se retrouver autour d’une table pour tester tout ça. Vous ne le regretterez pas.