Qui décline..., ne s'incline pas !
Vinci mérite son 5, car il bénéficie d'une trouvaille savoureuse pour tout adepte de stratégie guerrière : le principe du déclin. Il faut savoir arrêter une civilisation largement étendue (et donc de plus en plus vulnérable) pour mieux redémarrer avec une autre. A chaque départ, on bénéficie de caractéristiques différentes, ce qui demande d'adopter une stratégie propre. Il ne faut donc jamais s'avouer vaincu ! Et ne pas hésiter à décliner sa civilisation pour ne pas s'incliner !
Les cartes attribuant les caractéristiques des civilisations sont donc largement examinées avant d'être convoitées ... ou évitées. L'intelligence du jeu est d'équilibrer (en partie) cet effet chance par un système parallèle de points : il faut perdre des points pour prendre une civilisation d'intérêt avant les autres.
Il n'y a pas de jeu parfait, il faut quand même des petits défauts : le facteur chance, que fuit tout bon stratège, reste tout de même présent dans le tirage des caractéristiques, et ceci malgré les compensations. Une parade : augmenter le temps de partie et donc le nombre de civilisations jouées. Cela nivelle l'impact du tirage.
Autre petite remarque : l'univers de jeu n'est pas très élaboré. Les civilisations ne renvoient à rien de connu, et pour cause, leurs caractéristiques évoluent à chaque tirage. Dans ces conditions, difficile de s'identifier à Napoléon ou à César. Très dur pour les grands enfants...