On a parcouru le chemin, on a tenu la distance... ♫ (ou pas).
NB : Testé sur la version à imprimer soi-même. Je ne connais donc pas encore la qualité finale du matériel, mais vu que ça tient sur une carte et un livret de règles, je ne me fais pas trop de souci... :)
Après quelques parties en couple, on a trouvé que Tower Defense était un bon petit jeu fun et efficace, mais pas seulement.
Premièrement, l'exercice de développer cette thématique, chère à tout geek qui se respecte, dans un jeu en tête à tête est carrément réussi. On se prend à trembler (ou jubiler, selon le camp dans lequel on se trouve) à mesure que les troupes progressent sur le chemin, et pour peu qu'on ait déjà pratiqué la discipline sur le support vidéo-ludique, on s'y retrouve complètement au niveau sensations de jeu!
Ensuite, la mécanique est ultra simple tant pour le défenseur que pour l'attaquant, et le plaisir est égal dans un camp comme dans l'autre : On lance ses pièces, ça sonne, ça trébuche, et on agit selon la combinaison obtenue, le plus souvent pour faire mal. Les parties sont assez courtes, ce qui donne clairement envie d'enchaîner la revanche lorsqu'on a tendance - comme moi, à prendre des roustes à répétition.
Finalement, point Ô COMBIEN FORMIDABLE à mon sens - et là c'est le consommateur "réfléchi" qui s'exprime : à l'heure où les boites de jeu se pèsent en kilogramme(s), et où l'on produit frénétiquement toujours + chaque année, à ne plus savoir comment stocker nos biens dans nos armoires, bah je trouve que faire naître un objet ludique à partir de si peu de choses, c'est beau. Pour la planète, pour la vie, pour tes gosses, pour le geste et l'idée, c'est beau et c'est rare, voila. Certes, on peut aussi faire du Tower Defense dans une boite à 40€, avec plein de pions en bois, de billets en papier, de jetons en plastique, et on peut même en faire un excellent jeu! Mais cette initiative là a un petit truc en plus... Et ce truc en plus, c'est justement tous ces trucs en moins.
Alors je dis bravo pour l'idée, je dis merci pour le minimalisme, et je dis que j'aime, à qui voudra l'entendre.