Un problème de décollage à Kourou a provoqué mon courroux
Avertissement sévère mais indiscutable : l'apprentissage des règles du jeu s'avère fastidieux, rébarbatif,et... décourageant.
La principale erreur de l'éditeur est sans aucun doute d'avoir confié la traduction des règles à un alien intergalactique. C'est connu les aliens intergalactiques n'ont pas l'esprit de synthèse.
Comme souvent dans les jeux de cartes (je pense à Colons de Catane à deux), il faut, qui plus est, se palucher les pouvoirs de chaque carte afin de pouvoir vraiment maîtriser ses choix.
Une fois ce douloureux apprentissage terminé, Race for the Galaxy réserve tout de même de bonnes surprises. Le principe de choisir son action (Explorer, Coloniser, ...) avant de choisir la carte à mettre en jeu est inspiré de Puerto Rico. Cela ne permet pas à Race d'atteindre l'équilibre parfait de Puerto, mais il y a tout de même la possibilité d'établir de véritables stratégies. L'univers est cohérent, et les pouvoirs des cartes sont assez diversifiées et complémentaires pour que la partie reste accrochée et bataillée. Résultat, nous jouons assez souvent à Race. Avec l'expérience, on ne bloque plus sur les cartes, et l'envie de rejouer reste intacte.
Une réserve finale :
Même si on peut influer sur le nombre de cartes tirées grâce à l'action Explorer, le tirage des cartes laisse une place importante à la chance (j'aurais mis un "deux" au moins dans la fiche de présentation). Par exemple, une partie où l'on mise sur une couleur de monde est un pari risqué, qui dépend totalement de l'aura des dieux intergalactiques.