Tout ça avec huit fourmis
Moi qui, en bon pousseur de kubenbois, aime ce sentiment un peu masochiste de vouloir tout faire, sans en avoir les moyens (c'est qu'ils sont bien faits, ces jeux, ma bonne dame!), avec Myrmes, je suis servi. Presque trop, en fait.
En effet, là où un jeu de gestion "classique", nous demande de choisir entre acquérir des ressources ou les utiliser pour exécuter des actions, Myrmes en rajoute une couche en nous demandant de choisir que faire pour qu'au prochain tour je puisse préparer l'action du...tour suivant!
Alambiquée, mon explication?, Ben, un peu comme le mécanisme du jeu qui, en dépit de règles simples et intuitives, nous oblige à affiner notre réflexion au millimètre, nous interdisant toute approximation sous peine de perdre un temps précieux dans notre avancée..
On est donc loin de l'impression de fourmillement que le thème semblait promettre (nous n'avons d'ailleurs que huit fourmis), et l'on a parfois l'impression que le jeu n'avance pas, mais l'impression est fausse: à la fin de la partie, le jardin est colonisé et les missions bien remplies...et on se rend compte que pour peu qu'on s'en donne la peine, Myrmes est un jeu extrêmement bien fait et passionnant
En résumé: que du bonheur..mais pas facilement accessible. A jouer en pleine forme, donc...