Mais tu vas le tuer ce troll, oui ?!
Considérablement plus limpide et bien moins usine à gaz que ses grands frères Warhammer Battle et Warhammer 40.000, LSDA se distingue par une simplicité apparente d'utilisation (pour ne pas dire "pauvreté") destinée à l'évidence à attirer les plus jeunes.
Pourtant, à l'instar d'une partie d'échecs, les possibilités sont aussi nombreuses que les règles sont simples.
Les interminables débats sur les points de règles inhérents au gloubiboulga futuriste de l'ami Games Workshop sont ici remplacés dans 90% des cas par...un jet de dé. La chance joue un rôle plus important, pour le meilleur et pour le pire. Dans le cadre d'un tournoi, LSDA ne tient pas la route une seconde et se vautre dans le virage.
En revanche, pour une partie entre amis dans un sous-sol mal éclairé, c'est tout bonnement le pied, parce qu'on se fiche pas mal de savoir que la partie s'est décidée au final sur un jet de dé, on s'est surtout bien marrés.
Un peu d'imagination et de bonne volonté pour recréer les célèbres batailles de la Terre du Milieu ne seront pas de trop pour imiter à sa façon les gosses qui jouent à tuer Dark Vador à coups de rouleaux de PQ collés ensemble !
Et l'essentiel est là : des gentils increvables (Gimli l'intuable, Aragorn qui tranche de l'orque par paquets de dix...), des méchants par camions, des extensions proposant des machines de siège, batailles colossales et autres joyeusetés permettant d'étriper vos adversaires dans la joie et dans la bonne humeur.
Reste que le tout appartient au tristement célèbre Gros Woleur, réputé pour son mercantilisme révoltant. LSDA ne déroge pas à la règle, en attestent les extensions de plus en plus inutiles.
Forcément, trois films, ça fait pas 10 ans de jeu de plateau.