Exxit'ing isn't it ?
Contexte : une soixantaine de parties jouées en ligne, une quinzaine en "vrai"
Je n'ai jamais été un grand fan de jeux abstraits. Oh, je joue parfois à Gipf ou Dvonn, mais j'y suis très mauvais et bien souvent je m'y ennuie.
Puis Exxit est arrivé en ligne sur Boîteàjeux. Je me suis dit "encore un jeu abstrait, ça va pas être pour moi". Mais pour ne pas dire "je n'aime pas" sans avoir testé, je suis allé lire là règle. "Tiens, c'est sympa cette façon d'utiliser des pions pour poser des tuiles". "Et ce mécanisme de distribution (oui, à ce moment là, on parlait encore de distribution et pas de danse), c'est original".
Donc, j'ai joué une partie. Pas contre n'importe qui, contre Vincent Everaert, l'auteur, qui a eu la gentillesse de lancer plein de parties d'initiation. Et là, LA claque. Un jeu purement abstrait me plaît. Pire : je deviens accro, ce jeu met les neurones à mal à force d'essayer de calculer les distributions successives et... j'aime ça.
75 parties plus tard, je ne m'en lasse pas. J'ai acheté le jeu, et ô miracle, c'est encore mieux en vrai. Le matériel proposé par Jactalea est d'une qualité incroyable, les couleurs (rouge et noir), qui m'ont longtemps fait hésiter avant d'acheter tellement j'aimais le noir et blanc de la version en ligne, donnent finalement au jeu une nouvelle "ambiance" qui s'avère fort agréable.
Bref, Exxit est un grand jeu, subtil et profond, dont les mécanismes, s'ils paraissent peu évidents au départ, sont finalement limpides au bout de quelques tours. Le jeu qui m'a réconcilié avec les jeux abstraits.