Hé, l'elfe, passe moi la calculette
(parties jouées : 3)
Zavandor a finalement été un des hits sous-terrains d'Essen 2004, un de ceux dont on a peu parlé à sa sortie et pas beaucoup ensuite.
Il y a des raisons à celà, en particulier une diffusion restreinte par un tout petit éditeur jusque là spécialisé dans le jeu de cartes et surtout beaucoup de texte en langue barbare (plateau + cartes).
Pourtant ... Il y a un sacré jeu là dessous, bien huilé, avec tout ce qu'il faut pour se faire mal à la tête. Des ressources différentes, qu'il faut optimiser, plein de choix d'actions, quelques enchères tendues, un manque d'argent permanent, bref tout ça qui va bien. Comptez trois heures de ce cocktail, en général personne ne s'en plaint.
Pourtant, Zavandor aurait pu être encore mieux et ça c'est rageant. La lisibilité des plateaux individuels et du plateau central sont sous-optimisées en particulier, l'allemand omniprésent gène quand même la jouabilité et surtout on passe peut-être un peu trop de temps à calculer en fin de partie quand la course aux sentinelles est lancée, ce qui m'a un peu gaché des parties par ailleurs fantastiques. Toutes choses qui font rater le 5/5 à Zavandor.
A l'heure où j'écris, une édition internationale révisée est en cours de conception (prévue pour fin 2005). Espérons qu'elle gomme les petits défauts signalés ci-dessus.
En tous cas, l'amateur de jeux à la Goa / Funkenschlag / Antiquity / ... (voyez le genre) devrait y mettre le nez et trouver là de quoi appaiser sa faim.
\[EDIT 18/5/06 : apres 2 autres parties à 4 joueurs, je passe la note à 5, le jeu est remarqualbe. Jouer à moins de 5 est une bonne idée, néanmoins, pour réduire l'attente en fin de partie).