Dinner in Paris est un plat qui se mange froid
Il y a des jeux qui attirent par leur style, la mécanique; moi ça a été tout d’abord une attirance graphique. Les illustrations m’ont littéralement sauté aux yeux, et pour cause, il s’agit du même artiste que pour Candy Lab. Une approche graphique presque féérique tant l’ensemble se veut fidèle aux soirées parisiennes, un petit coté Minuit à Paris de Woody Allen.
La prise en main du jeu est fluide, tout y est clair, simple d’explication avec très peu voir aucune sous règle que l’on oublierais de respecter. Je pense en particulier au placement des terrasses, coeur du jeu, que l’on va devoir placer devant ses restaurants fraîchement ouverts. C’est une source de revenu, de majorité, de points de victoire mais avant tout une guerre de position.
On se construit un moteur de revenu en cours de partie, partant de pas grand chose on va piocher des ressources pour ouvrir des restaurants, puis poser des terrasses, cela va accroitre notre revenu par tour et ainsi de suite. Le thème est fidèlement respecté même si je me sens plus comme un Philipe Plaza ou un Stephane Etchebest (à vous de voir) qu’un simple restaurateur. Le placement est le point central à ne pas négliger dans la conquête des majorités, des objectifs perso et des pigeons. What ? Oui, les pigeons sont redoutables et c’est super bien trouvé, à vous retourner une fin de partie.
Dinner in Paris est un plat qui se mange froid, une salade de points, un concentré de bonnes idées. Difficile de lui trouver des points faibles, l’intérêt y est permanent de 2 à 4 joueurs. Il gagne haut la main son étoile.