L’île aux grands enfants…
Quand on est un bon geek, il y a des auteurs dont on attend les productions ludiques avec grand intérêt et d’autres auxquels on ne porte pas une grande attention car, dans la généralité, nous n’en sommes pas de grands fanatiques.
Pour moi, monsieur Faidutti fait parti de la seconde catégorie. En règle générale, je n’aime pas le chaos omniprésent dans ses créations et peu de ses jeux me plaisent.
Que voulez vous, il en faut pour tous les gouts en matière ludique.
Comme tout bon geek, je suis régulièrement l’actualité ludique et m’informe des sorties du moment. La dernière création de Bruno Faidutti n’a donc pas fait exception (malgré mon ressenti sur les créations de l'auteur). Dans un premier temps, j'ai découvert le jeu derrière mon écran d’ordinateur.
Quelques vidéos et articles plus tard, je commençais à imaginer ce que pouvait être Isla Dorada.
De loin, comme ça, le jeu avait l’air sympa, mais mon expérience sait qu’il faut se méfier des apparences.
Le festival international de Cannes arrivant, il était de bon ton d’aller l'essayer sur le stand de Fun Forge (dont les membres furent très agréable et patient avec nous).
Après avoir chahuté, fait des jeux de mots puérils et grandement insisté (surtout moi) pour jouer avec la version avancé nous avons enfin réussit à commencer la partie.
Comme vous pouvez l’imaginer, l’ambiance autour de la table était à la rigolade. Tout le monde avait le sourire aux lèvres et cela est tout de même essentiel pour bien débuter une partie.
Le jeu n’a absolument pas terni cette ambiance de bon vivant et la même grandement sublimé. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais le chaos et le manque de contrôle qui me font en règle générale fuir ne m’ont pas fait peur. Au contraire, le fun, l’amusement prenait le pas sur tout. Isla Dorada n’est pourtant pas un jeu dit d’ambiance, mais il en génère bien une exceptionnelle.
Quelle tranche de rigolade !! Tout le monde peste, rage, et rit aux éclats pendant la partie. Ca se pourrit, ça s’entraide pour mieux se trahir plus tard et tout cela toujours dans la bonne humeur.
En plein milieu de la partie m’a femme s’exclama (de façon discrète tout de même) : Naïade (l’illustrateur) à l’air de s’ennuyer, il n’a qu’à nous dédicacer une boite… L’acquisition fut faite alors que la partie n’était encore qu’à sa moitié (fait très très rare, chez nous). Mes compagnons de tablé emboitèrent immédiatement le pas afin que Naïade ne s’ennuie pas !
La partie se fini dans la même ambiance qu’elle commença et les parties suivantes furent du même acabit.
Le seul reproche que je peux faire au jeu est son temps de partie qui est assez élevé pour ce type de jeu (et c’est pour cela que je ne lui mettrais pas la note maximale).
Pour le reste ce n’est que bonheur ! Monsieur Faidutti avec son « Ulysse from Elfenland » nous a gratifié d'une perle ludique très éloignée des jeux que j’apprécie et qui a pourtant fait chavirer mon cœur de joueur.
Je tenais aussi à signaler le superbe travail d’édition de Fun Forge qui en plus d’être super sympa sur le salon (et de nous avoir supporté) ont vraiment réalisé un bon jeu sur tout les points (même si les figurines sont un peu grosses).