Le maître Knizia a encore parlé !
Après m’avoir ébloui avec Euphrat und Tigris, Reiner Knizia remet ça avec Stephenson’s Rocket. Certes, il n’égale pas E\&T, mais il n’en est pas loin.
Stephenson’s Rocket est un jeu avec beaucoup d’interaction entre les joueurs et un thème bien présent, ce dont Knizia ne nous a pas habitué. De plus, il est totalement dénué de hasard, ce qui n’est pas fait pour me déplaire.
Au début, on est dérouté par les différents moyens de gagner de l’argent et il est difficile de savoir exactement quoi faire et quand le faire. Ce jeu nécessite donc quelques parties avant de bien pouvoir l’apprécier, étant tout de même assez complexe.
Ce que j’aime à SR, c’est que chacun ne possède pas sa compagnie ferroviaire qu’il doit développer et rendre plus forte que les autres. Non, elles appartiennent à tout le monde et il est toujours possible d’acquérir des actions dans la compagnie que vos camarades de jeu ont agrandie. Cela permet toujours d’aller taquiner ses adversaires. Tout cela est encore accentué par la règle du veto, qui permet de vous exprimer si vous n’êtes pas d’accord sur la direction prise par une locomotive dont vous possédez des actions. Avec ces règles, on est sûr que les autres ne vous laisseront pas jouer seul dans votre coin.
Bref, pour moi, il s’agit d’un tout grand jeu. De plus, il vous permettra d’apprendre la géographie de l’Angleterre tout en jouant. Cependant, on pourra reprocher à ce jeu d’être peut-être trop court. Comptez une heure par partie. Moi, après 1 h., j’en redemande et je veux continuer d’étendre les lignes de chemins de fer !