Douce réflexion...
Ha, que ce jeu est bon !
Ca faisait longtemps que je n'avais pas éprouvé un tel engouement à la découverte d'un jeu (Carcassonne, Puerto Rico, Amun-Re)! Dès une partie finie, je n'ai qu'une envie : en relancer une autre pour tenter de nouvelles tactiques et approfondir les richesses du jeu.
Dans Attika, on s'amuse donc a construire une des quatres cités grecques proposées sur un plateau commun grandissant peu à peu. Le but du jeu?
Soit poser le premier ses 30 batiments (identiques pour chaque joueurs) ou alors relier par une chaîne continue deux temples présents aux extrèmités du terrain.
A chaque tour, deux actions possibles : soit piocher deux fois (et ainsi découvrir ses batiments), soit construire trois fois (et ainsi placer ses batiments déjà découvert). Et toute construction doit s'opérer avec des ressources disponibles sur le terrain principal ou sur des cartes présentes dans la main de chaque joueur.
Je vous épargne la description de toutes les petites subtilités possibles se gréffant autour de ces deux choix (construction gratuite, amphore permettant de refaire une action, pose de tuile de terrain, pioche de cartes au lieu d'une action,...).
Une fois dans la partie, on gère, on observe, on contre son adversaire mais dans une ambiance "light" sans avoir à se prendre la tête pendant trois plombes. Et c'est ce point qui me séduit particulièrement : avec Attika, on est devant un jeu jamais poussif ou trop agressif, mais plutôt face à un jeu amenant à une réflexion lègére et vraiment agréable. De plus, ce coté est évidemment renforcé par des parties relativement courte (environ une heure!).
Alors certes, et j'entends dèjà ces détracteurs ;-) : le hasard est présent ! Mais à aucun moment je n'ai eu l'impression de le subir et de sentir le jeu jouer à ma place. En cas de mauvaise pioche, le tout est de maitriser au maximum cette infortune en traquant les erreurs adverses (passage laissé pour acceder à une temple, mauvaise gestion de ses actions...) et en prévilégiant les combos de batiments : celui qui est bien parti, n'est jamais sur de remporter la partie!
Encore une fois, Hans Im gluck nous sort un grand jeu et M.A Cassolla Merkle reussit avec brio son passage du jeu de carte au jeu de plateau.