Ystarium
Spyrium est un jeu plus léger que Caylus, mais n'en reste pas moins un bon brise-neurone pour joueurs velus.
Comme dans tout bon jeu de gestion, le but du jeu est d'accumuler le plus de points de victoire en optimisant des ressources, ici au nombre de trois : l'argent, le spyrium, et les ouvriers. L'argent permet d'acquérir ou d'utiliser, au cours de 6 rondes de jeu successives, des cartes bâtiment, personnage, ou brevet, parmi 9 cartes placées au centre du jeu.
Pour ce faire, les joueurs vont à leur tour placer leurs ouvriers entre deux cartes, renchérissant ainsi la valeur des cartes adjacentes, puis les retirer pour encaisser des revenus ou bien pour acquérir ou utiliser les cartes. Ce système équivaut à des enchères hollandaises déguisées, où la valeur des cartes décroit jusqu'à ce qu'un joueur craque et achète la carte convoitée.
Les ouvriers et le spyrium servent aussi à activer des cartes acquises (bâtiments), ou restant en place (personnages), et gagner ainsi des points de victoire.
Les cartes brevets achetées génèrent des combos et permettent de maximiser ses revenus, sa production de spyrium, ou ses points de victoire.
Spyrium est donc un jeu de gestion très complet, aux règles relativement accessibles mais qui présente une grande profondeur. De nombreuses voies stratégiques sont possibles pour l'emporter, ce qui montre que le jeu a été finement réglé par l'auteur et l'éditeur.
La rivalité pour les meilleures cartes engendre une belle interaction, plutôt supérieure à la moyenne dans cette catégorie de jeux.
Comme souvent dans les jeux de gestion, le thème est assez plaqué, et de fait, le jeu est surtout une course aux points de victoire. Le parti pris graphique steampunk, qui n'est pas ma tasse de thé, n'aide guère à l'immersion.
Comme le jeu se contente d'un matériel réduit, et que son prix est établi en fonction, on a avec Spyrium un très bon rapport qualité / prix dans sa catégorie.