c'est pas les soldes
L’œuvre de Friedman Friese (l’auteur) devrait bénéficier d’une nouvelle sortie et ainsi être capable de proposer à nouveau certains titres indisponibles. Pour ouvrir le bal, c’est une nouveauté. En vo, la couverture fait peur, tout comme son thème (la bourse) et son plateau façon tableau excel. La bourse : faire monter des valeurs, en faire descendre d’autres, investir dans des valeurs refuges. Vendez ! Achetez ! Beuuurk. On se demande bien comment on va pouvoir vendre un tel truc. Si le visuel restera ce qu’il est : des pions qui montent et descendent sur une grille, qu’on dépensera ses sous pour acheter des stock-options qu’on revendra plus tard, la mécanique, bien pensée, arrive à transformer ce jeu de comptable en jeu amusant où on serre les fesses. Grâce à un principe de sac où on va piocher les futures actions bankables sauf si des jetons noirs ne viennent tout péter. Et là c’est le crack, on a investi sur le jaune, il s’écroule. Il faut mémoriser ce qui va dans le sac, acheter pour faire baisser les grosses valeurs qu’on n’a pas mais dont le voisin s’est gavé… Même raconté comme cela, je vois bien que ça reste plombant. Et pourtant, le jeu (même si les règles sont mal rédigées) n’est pas compliqué, prenant et marrant (si, si je vous assure). Il va falloir convaincre le public et ça risque de demander un gros investissement de temps.