et pas Krot
Jeu posthume, réédition (allégée), hommage à Serge Laget, Trok baigne à la fois dans l'univers de Nidavellir mais ravive aussi le souvenir de Mare Nostrum puisque ce principe était présent dans le titre phare de cet auteur. Le jeu s'intéresse ici aux échanges forcés entre joueurs. On part avec 5 cartes, on en pose 3 sur la table. Ces cartes, on a peu de chance de les récupérer, les autres joueurs vont les prendre, les échanger au marché, essayant de créer à la fin de la manche une combinaison pour gagner des sous/points (50 points c 'est la victoire), afficher les 8 valeurs 1 à 7 + joker (seconde condition de victoire) ou acheter des cartes à pouvoirs (augmenter sa main, transformer les valeurs 1 en joker...) pour développer son jeu.
Si le mode de jeu et la façon dont fonctionne les échanges sont bien vus et qu'offrir 2 façons de gagner est appréciable, le jeu ne m'a pas convaincu. L'univers ne se ressent pas, nous voilà face à un challenge calculateur, on crée son développement pour être meilleur au tour d'après. Cela induit un côté prime au gagnant. Rater une manche est une épine qu'on a du mal à retirer, dur de revenir. Une amélioration comme la Mine qui permet d'avoir plus de cartes est indispensable (6 cartes au lieu de 5 permet de valider 2 combinaisons au lieu d'une...banco !). Si vous êtes seul à ne pas posséder cette amélioration, ça fait très mal. Trok a donc pour lui un principe d'échange original et une grande interaction entre joueurs. Il reste par contre un jeu froid dont la structure tente à se répéter sur les parties, un peu daté malgré son coup de peinture, mais un jeu à essayer quoiqu'il en soit.